La Complainte d’un pays lointain – 8

Chapitre 8

Au pied de la navette qui allait la transporter sur le vaisseau commercial, Hikaru écoutait d’une oreille discrète la discussion entre son père et le capitaine de l’Ange Rebelle. Sa tête bourdonnait, préparant une migraine qu’elle allait devoir supporter stoïquement. Ses yeux rouges renvoyaient l’image d’une jeune fille désespérée. Elle avait passé les dernières heures à pleurer silencieusement en préparant l’unique sac qu’elle était autorisée à emmener avec elle. Les adieux auprès du personnel avaient été confus, chacun se retranchant derrière son statut, ne souhaitant pas dévoiler les sentiments affectueux qui s’étaient développés entre eux. Hikaru avait toujours été attentive aux autres, et malgré son caractère renfermé, elle connaissait chaque membre de la famille des employés. Elle se sentait étrangère à ce qui se passait, ne réalisant pas vraiment que sa vie partait vers une voie inconnue. Elle sursauta lorsque son père posa les mains sur ses épaules. Il la regarda avec tristesse, ses yeux dévoilaient tout l’amour qu’il lui portait. Ses doigts se resserrèrent avant qu’il ne pousse un soupir et qu’il l’étreigne fortement dans ses bras.

– Je devais agir comme cela. J’espère que tu me comprendras un jour. Je t’aime, Hikaru. Garde-le à l’esprit, lui susurra-t-il à l’oreille.

Il la poussa vers la navette. Elle s’éloigna sans répondre. Elle ne lui ferait pas le plaisir de lui montrer encore ce visage rougi par la douleur. Droite et fière, elle monta le petit escabeau, s’installa sur le siège à l’arrière, déposa son casque sur la tête et accrocha sa ceinture. Elle fixait le dossier devant elle, luttant pour ne pas ciller. Le capitaine la rejoignit. Il eut un temps d’arrêt pendant lequel il l’examina, puis termina les préparatifs de décollage et démarra l’appareil. Ce ne fut qu’au moment où il s’éleva dans les airs qu’elle baissa la tête pour examiner une dernière fois le visage paternel dont les yeux retenaient aussi des larmes qu’il ne voulait pas répandre.

– Mademoiselle, tout va bien derrière ?

Elle acquiesça d’un murmure. Elle pouvait voir la Terre éclairée en partie par la Lune et le Soleil. Elle eut une pensée pour Takeushi. Que lui était-il arrivé ? Avait-il survécu ? Etait-il prisonnier ? La culpabilité lui pinçait le coeur et elle dut reprendre une inspiration profonde pour éloigner l’étouffement qui la gagnait. La navette longea le vaisseau d’une longueur de 300 mètres, profilé à l’avant et surmonté au tiers par une cabine en forme de cercle éclairée par les lumières intérieures des instruments de bord. Puis elle s’engouffra par la grande porte arrière qui se referma aussitôt. Le capitaine descendit en premier d’un bond et aida ensuite Hikaru. Il enleva son casque et la salua.

– Capitaine Hiroyuki Casperic pour vous servir. Responsable de ce vaisseau marchand et heureux de vous accueillir à bord. Je vais vous accompagner jusqu’à votre chambre. Voulez-vous bien me suivre ?

Hikaru fut étonnée de la politesse de cet homme et du sourire chaleureux. Il portait un uniforme gris. La veste était cintrée à la taille par une ceinture noire qui portait une arme de chaque côté dans des étuis, les insignes attachés aux épaules indiquaient son grade. Le pantalon épousait des jambes musclées. Les bottes noires remontaient jusqu’au milieu des mollets. Elle vit un manche de couteau dépasser de chaque côté. Il portait ses cheveux blonds, légèrement bouclés, en un catogan. Quelques mèches encadraient un visage d’une trentaine d’années, dont les yeux d’un vert éclatant étaient l’apanage de cette beauté herculéenne. Il devait approcher les deux mètres et son allure imposait sa présence dans le couloir qu’ils traversèrent. Elle n’avait pas été impressionnée par sa corpulence sur la Sphère tout à son chagrin d’avoir perdu Kôji. Méfiante, elle le suivit à distance et observa les lieux. Des néons d’un blanc voilé éclairaient des parois grises entrecoupées de sas fermés, la coursive arrondie sur le plafond était découpée tous les 10 mètres par des portes automatiques. Ils bifurquèrent pour rejoindre un escalier en métal qui les conduisit dans un couloir plus sombre. Il passa une carte dans un boitier pour débloquer l’ouverture d’une porte puis il l’invita à y pénétrer avant de la suivre.

La pièce avait une superficie de 20m2. Les murs étaient peints en blanc. L’ameublement consistait simplement en un lit d’une personne, une penderie, une commode avec un miroir et un petit bureau.

– Voici vos appartements pour la durée du voyage. Celui-ci va durer un mois, prenez donc le temps de vous installer. La salle de bain se trouve sur votre droite. Vous pouvez régler l’intensité de la lumière via cette console et vous avez aussi un bouton pour appeler un androïde qui sera à votre disposition pour vous servir.

Hikaru le remercia d’un signe de tête. Il attendit un instant qu’elle lui parle mais devant son silence, il continua.

– Vous êtes dans l’espace réservé aux appartements privés des officiers. Le mien est juste à côté. Je vais retourner à mon poste. Vos bagages vont bientôt arrivés et dans une heure, un robot viendra vous chercher et vous conduira dans la salle de commandement. Avez-vous des questions ?

Elle secoua la tête, la gardant baissée sur le sol. Il soupira et sortit. Elle s’assit sur le lit, les coudes sur les genoux et les mains posées sur son visage. Non, elle ne pleurerait pas. Elle se concentra et essaya d’atteindre l’esprit de Kôji. Elle perçut le fil, fin et léger, qui la reliait à lui et tira doucement.

– Hikaru ? C’est toi ?

La voix était assourdie et faible.

– Oui. Je suis sur l’Ange Rebelle, un vaisseau commercial. 

– Tout va bien ?

– Le capitaine m’a bien accueillie. Je suis dans des appartements privés. Et toi ?

– Je me suis reposé quand tu es partie. Je t’entends de très loin. Nous sommes à la limite de la communication télépathique.

– Oui, je ne pensais pas arriver à te joindre. Nous n’avons pas encore démarré. Je peux voir la Sphère de la fenêtre. Je… je t’aime, Kôji.

– Moi aussi. Garde confiance.

– Oui, je vais couper. On vient de frapper à la porte. Bonne chance.

– Merci, toi aussi.

Entendre une dernière fois sa voix était un soulagement mais n’atténua pas pour autant la sensation de vide.

Elle se leva pour actionner l’ouverture de sa chambre. Un androïde pénétra dans la pièce. Il avait toutes les caractéristiques humaines de la Terre : cheveux noirs, peau blanche, yeux bleus glacials, oreilles arrondies, nez aplati, lèvres fines. Ses vêtements étaient noirs et il portait des gants.

– Bonjour Mademoiselle Marjic, la salua-t-il de sa voix électronique. Je suis Kasper et à votre service pour la durée du voyage. Demandez-moi ce que vous désirez et j’essayerai d’y répondre.

Il déposa le sac qu’elle avait emporté sur le lit et commença à transférer les affaires dans l’armoire. Il ressortit pour ramener une valise qu’il vida aussi pour ranger les objets.

Curieuse, Hikaru s’approcha et découvrit des vêtements supplémentaires de sa garde-robe, un cadre représentant ses parents, Kôji et elle juste avant le décès sa mère, plusieurs cahiers avec une trousse, son ordinateur et une boite enveloppée d’un tissu. Elle prit un cahier qu’elle reconnut comme son journal intime. Une larme roula sur ses joues. Son père ne l’avait pas vraiment abandonné. Elle repensa à la petite phrase d’adieu « Je devais agir comme cela. J’espère que tu me comprendras un jour. Je t’aime, Hikaru. Garde-le à l’esprit ». Qu’avait-il voulu dire par là ? Pourquoi cette attention alors qu’il l’envoyait dans un endroit digne d’un bagne ?

– Mademoiselle, je peux ranger cela dans les tiroirs du bureau ?

– Oui. Je vais me rafraîchir.

– Je viendrais vous chercher dans 40 minutes.

Elle le remercia et se dirigea vers la salle de bain avec sa trousse de toilette et des habits propres. La pièce comprenait une douche vitrée et un lavabo. Elle se déshabilla, fit couler l’eau pour atteindre une température confortable et se glissa sous le jet. Elle y resta de longues minutes profitant de la chaleur pour détendre ses muscles avant de s’habiller d’une tunique violette à longues manches et d’un legging noir.

***

Hikaru pénétra dans la salle de commandement en compagnie de Kasper. Le capitaine Casperic était assis sur un siège face à la vitre. Il ordonnait à ses officiers certaines manoeuvres qu’elle ne comprenait pas. Il se retourna lorsque la porte se referma.

– Mademoiselle, juste à temps pour notre départ. Approchez, vous verrez mieux la Sphère.

Il lui fit signe de la main et lui montra le fauteuil à ses côtés. Elle s’avança doucement, toujours méfiante.

– Quand nous nous serons éloignés, nous irons dans mon bureau pour discuter de votre séjour ici, reprit-il avant de se concentrer à nouveau sur la procédure d’envol.

Hikaru ferma les yeux et tenta une nouvelle fois de joindre Kôji.

 Oui, Hika ?

– Nous partons. Je voulais te dire une dernière fois… Je t’aime.

Elle coupa aussitôt la communication, ne souhaitant pas entendre sa réponse. Quand elle regarda à nouveau devant elle. La Sphère s’éloignait doucement. Elle serra son poing contre son coeur en retenant ses larmes. Un léger tremblement la fit sursauter quand le vaisseau accéléra et d’un puissant jet changea de zone astral. Le Capitaine l’invita alors à le suivre vers une pièce située derrière la salle. Il se dirigea vers une petite table où était posés carafe et verres. Il lui en proposa un qu’elle refusa toujours silencieuse.

– Vous n’êtes pas très bavarde, remarqua-t-il. Bien que je comprenne vos dispositions, il serait plus agréable pour vous que vous ne vous enfermiez pas dans ce mutisme. Vous êtes coincée ici contre votre gré, je le reconnais mais il est hors de question de faire demi-tour. Le voyage va durer environ un mois sauf problème technique ou rencontres malencontreuses. Asseyez-vous. Voulez-vous quand même de l’eau ?

– Oui, s’il vous plait, marmonna-t-elle d’une petite voix.

– Ah enfin ! Il lui sourit en appuyant sur une petite sonnette près de son bureau. J’ai quelques règles à poser pour que les jours prochains se passent sans souci. Vous êtes ici sur un vaisseau commercial. Nous n’avons donc pas l’habitude d’avoir des passagers et encore moins des… femmes.

Il laissa en suspens cette remarque à laquelle elle ne réagit pas. Elle examinait à la place les grandes étagères de livres qui s’étalaient sur toute la longueur des murs. Il esquissa un sourire.

– Votre père m’a dit que vous aimiez lire. Cette bibliothèque est à votre disposition. Je vous demanderai de ne pas sortir de l’étage des officiers sans Kasper. Cela évitera de vous perdre et de faire des rencontres malencontreuses. Vous pouvez vous déplacer dans la salle de commandement et dans cette pièce aussi. Vous avez aussi accès à la salle de détente qui nous sert en même temps de salle à manger.

Il se tut tandis qu’elle se levait pour lire les titres à sa hauteur.

– Avez-vous des livres historiques ? demanda-t-elle

– Sur le mur à droite de la porte. Ils sont classés par ordre chronologique mais ensuite, c’est un peu mélangé. Au fil de mes voyages, j’ai récolté les oeuvres des différentes galaxies et peuplades. La technologie n’a pas remplacé ces merveilles et c’est un pur bonheur de les feuilleter.

Hikaru pointa son doigt sur le rayon du XXe siècle terrien, lui tournant le dos.

– J’aimerais continuer mes recherches sur l’histoire de la guerre galactique dont la dernière bataille a eu lieu sur Terre. Avez-vous des ouvrages sur le sujet ?

Un souffle chaud caressa son cou alors qu’il se penchait vers l’étagère.

– Oui, j’ai plusieurs origines. Le plus remarquable est celui-là : un grimoire dans une langue que je n’ai pas reconnue mais qui a été traduit dans une langue terrienne. Il relate l’histoire d’une planète qui a été détruite par le Grand Stratéguerre, un dictateur universel de l’époque qui voulait annexer toute la galaxie. Le dernier héritier de la famille se serait enfui à bord d’une soucoupe qu’il avait lui-même construite. Le grimoire ne dit pas ce qu’il est devenu. Un autre cite les exploits d’un robot attaché à une soucoupe qui a défendu la Terre de ce même tyran. Hélas, il ne parle pas de son pilote et à la fin de la guerre, sa trace a été perdue.

Les yeux de la jeune fille pétillèrent d’excitation.

– Fantastique. Puis-je les consulter ?

– Si cela vous fait plaisir, vous pouvez les emprunter. Si vous avez besoin de dictionnaires, ils sont sur les rayonnages de l’autre côté de la porte.

– Mon père m’a donné mon ordinateur, j’ai déjà des référentiels dessus.

– Kasper vous les apportera dans vos appartements. Venez, je vais vous montrer la salle à manger et la salle de détente. A cette heure, je pense que le cuisinier nous a préparé un diner.

Il lui prit la main pour la guider à l’extérieur.

***

Kôji pénétra dans la zone sécurisée de l’administration militaire. Au cours de sa semaine de convalescence, il avait reçu son ordre de mission pour rejoindre le commandant de la 16e compagnie, dès la semaine suivante, soit quatre jours avant leur départ pour Akéreb. Le lieu était à l’image des autres endroits officiels de la Sphère : stérile et d’un blanc éclatant. Il se présenta aux bureaux du secrétariat afin de se faire enregistrer et attendit dans le couloir qu’on l’appelle. Un jeune militaire, pas plus âgé que lui, habillé d’une tenue couleur sable, vint le chercher.

– Kôji Kabuto, veuillez me suivre.

Ils franchirent plusieurs sas qui se refermèrent aussitôt sur leur passage. Kôji put voir à travers de petites fenêtres, des salles ou des bureaux soit vides soit animés par la présence d’une ou deux personnes. Le soldat qui l’accompagnait appuya sur un bouton qui ouvrit sur une pièce identique aux autres. Un homme était assis derrière un lourd bureau en fer. Des dossiers dont certains menaçaient de tomber, le cachaient presque aux visiteurs. Il râlait devant son ordinateur sur la perte de temps de l’administration.

– Monsieur, la nouvelle recrue est là.

– Merci, Yori. Tu peux disposer.

Yori salua, en claquant ses pieds et en posant le bout des doigts de sa main droite tendue à son front.

– Approchez, Kabuto.

Le commandant se déplaça pour mieux examiner Kôji. Il le regarda de haut en bas pendant de longues minutes avant de pousser un soupir.

– Alors voilà le rebelle Kabuto dont Marjic veut se défaire. Tu ressembles plutôt à un ange… rebelle. Sais-tu qui je suis ?

– Commandant Toshi Doublecat, de la 16e. Vingt ans de services pour la Sphère en tant que commandant en chef de la flotte spatial et dix ans dans la flotte terrestre pour l’Organisation Intergalactique de Sécurité. Vos missions concernent la mise en place d’une structure sécuritaire sur des planètes difficiles ou inaccessibles, énonça d’une traite le garçon.

Le Commandant Doublecat siffla.

– Eh bien, vous n’avez pas perdu votre temps pour vous renseigner. De mon côté, on m’a fourni votre dossier mais il y a peu de choses. Enfant adopté par la famille Marjic avec laquelle vous êtes lié par le sang depuis de nombreuses générations, étudiant brillant en technologie robotique… Je ne retiens que ça. J’ai déjà pour vous un rôle dans mon équipe. Quel coïncidence que mon ingénieur en équipement se soit fait la malle à notre retour ! La place est donc pour vous.

Il s’approcha de Kôji et pointa un doigt sur sa poitrine.

– Qu’avez-vous fait sur Terre pour que votre mentor vous rejette ainsi et vous envoie à des années-lumière de la Sphère ?

Kôji garda le silence, la tête baissée.

– Hum. D’accord, c’est votre secret. Bien, Yori va vous montrer vos quartiers. Vous allez recevoir un entraînement intensif compte tenu de notre départ dans quatre jours. Lorsque vous aurez mis votre uniforme, vous irez dans la salle de tir où je vous attendrai. Je vais moi-même vous former. Vous pouvez disposer.

– Bien. Merci.

Doublecat souleva un sourcil en le fixant. Kôji, confus, imita le salut de Yori avant de sortir et de suivre son compagnon.

– Etes-vous en service depuis longtemps ? s’enquerra-t-il pour casser le silence qui s’était installé entre eux.

– Quatre ans. Akéreb sera ma dernière mission. Ensuite, je retourne chez moi, dans la colonie de Concordia.

– Vous avez toujours été au service du Commandant ?

– Oui.

– Et il est comment ?

– C’est un bon chef. Strict mais reconnaissant des mérites des autres. Nous partagerons la même chambre et je serais ton parrain.

Ils s’arrêtèrent au magasin de fournitures où une femme d’une quarantaine d’années préparait un tas de vêtements.

– Camille, voici notre recrue. As-tu terminé de préparer son paquetage ?

– Je vous attendais pour les boots. Je n’ai pas la taille.

Dix minutes plus tard, les garçons repartirent, Yori, les mains dans les poches tandis que Kôji tentait de garder l’équilibre entre son sac de voyage, son nouvel uniforme et ses chaussures en pile sur ses bras. En sueur, il fut soulagé lorsque son parrain l’invita à entrer dans une pièce composée de lits superposés, d’une armoire et d’une table de chevet.

– Ton lit est en bas. Je te laisse t’habiller. Dans dix minutes, je te conduis dans l’aire d’entraînement.

***

Il était étendu sur le dos à même le sol et cherchait à calmer sa respiration haletante. Les exercices de tirs que lui avait fait subir le commandant ainsi que les combats à main nues pour connaître ses capacités avaient eu raison de lui.

– Ce n’est pas gagné pour être opérationnel avant le départ, souffla-t-il.

Doublecat avalait de grandes gorgées d’eau debout près de lui, il lui tendit la bouteille avant de répliquer :

– En sachant que vous sortez de convalescence et que vous n’avez jamais appris à vous battre, vous vous débrouillez assez bien.

– Pourtant, j’ai déjà eu des combats.

– Pfft, dédaigna le commandant. Des bagarres entre gamins. Vous n’auriez même pas fait mal à un moineau. Demain, vous testerez d’autres armes que le pistolet-laser. J’aimerais que vous vous entraîniez aussi au sabre et au katana. Sur le vaisseau, nous continuerons les exercices. Je vous veux au meilleure de votre forme. Vous pouvez disposer et vous reposer.

– A vos ordres.

Kôji se releva péniblement, fit le salut et se dirigea vers les vestiaires pour se rafraîchir sous la douche.

Dans sa chambre, il découvrit Yori allongé sur son lit une tablette dans les mains, les écouteurs sur les oreilles. Il se redressa à son arrivée.

– Tu as faim ?

Kôji hocha la tête.

– Je vais te montrer le mess. Cet après-midi, nous irons au laboratoire. Je te montrerai les projets en cours que tu devras terminer sur le vaisseau. Tu devras aussi vérifier le matériel nécessaire et le commander s’il manque.

– Pourquoi le commandant a-t-il placé ce poste sur moi ? Je n’ai aucune compétence en dehors de mes études.

– Il a estimé que tu avais du potentiel.

– Tu sembles bien le connaître, suggéra Kôji.

– Oui, je le connais bien, confirma Yori sans entrer dans les détails.

***

(à suivre)

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