La princesse héritière

J’ai publié un one-shot sur le site fanfiction-net : La princesse héritière.

Juste une petite explication sur l’utilisation des prénoms Maria/Phénicia et Goldorak/Grendizer.

Dans ma première fiction « Planet Fleed« , j’avais décidé que les prénoms Actarus et Phénicia étaient les prénoms « secret » utilisés par la famille royale uniquement et qui étaient en même temps un code d’accès pour certains endroits.

Lorsqu’il a été récupéré par Procyon, lors de ses délires, Actarus a utilisé ce prénom d’où le fait qu’il l’a gardé sur Terre (vu que Fleed était détruite et donc plus personne ne le connaissait). Cela me permettait de faire la distinction entre Actarus et Duke Fleed.

Du coup, j’utilise le même principe pour Phénicia. Maria est le nom officiel, c’est pour cela que Grand-père l’utilise tandis que Phénicia est celui privé. C’est en l’appelant Phénicia, qu’Actarus a, sans le vouloir, déclencher la réminiscence de ses souvenirs.

J’ai fait pareil pour le robot. Grendizer est le nom Fleedien, Goldorak, le nom terrien. (Bien que là, je dois vérifier comment je l’ai indiqué dans ma première fic.)

D’où la confusion que j’ai voulu faire. Quand Grand-père parle de Grendizer, il parle bien du robot mais Phéni n’a vu que la soucoupe ronde et elle ne connait Goldorak que par les rumeurs de ses camarades.

Elle a été obligé de rester cloîtrer chez elle quand Grand-père a entendu parler des attaques de robots. Tout est mélangé dans sa tête et confus… Certainement un choc post traumatique. J’ai voulu montrer qu’à la fin il perdait un peu les pédales.

J’espère que j’ai réussi à apporter un petit quelque chose du caractère de Phénicia qui est un personnage peu exploité dans les fictions (certainement parce qu’elle a été trop mise en avant dans l’animé au détriment de Vénusia – rancune quand tu nous tiens).

Bonne lecture

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Trahison (one-shot) de Vénusia45

C’est avec un grand plaisir que j’ai l’honneur de vous faire découvrir une auteure de fiction sur Goldorak. Depuis l’année dernière, Vénusia45 nous offre un mélange de rêve, de plaisir, de tristesse mais aussi de souffrance avec ses textes sensibles au possible, d’une belle écriture aérée et poétique.

Vous trouverez ses écrits sur le forum de L’Invincible.

Voici son dernier texte que je place dans mon top 5 des one-shot.

Avez-vous devinez qui est le narrateur ?

Bonne lecture. N’hésitez pas à mettre des commentaires sur l’article pour l’encourager (même si elle n’en a pas besoin, l’écriture chez elle est un don 😉 )

***

Elle le regardait, là devant elle. Pleurant dans les bras d’une autre qu’elle. Versant des larmes pour une autre qu’elle. Elle, qui aurait pu être sa femme. Elle, vestige de son passé ; elle, qu’il aurait peut-être pu aimer. Qu’il avait peut-être aimée, qu’il aimait encore, qui sait…Cela, elle ne le savait pas. La seule chose qu’elle savait c’était que ce serpent lui rongeait le cœur, s’insinuait dans ses entrailles, lui dévorait l’âme. Le serpent de la douleur, le poison de la jalousie. De la trahison. Trahison de sa fidélité. Trahison de tous les possibles. De tout ce qu’elle aurait pu lui donner. De tout ce qu’ils auraient pu se donner…

Elle restait là, cramponnée plus qu’adossée à son appareil, comme s’il avait pu, amphibie, la tirer de cette rivière de pleurs dans laquelle elle s’abîmait. Vénusiak. Ce symbole d’une place chèrement acquise, gagnée au prix de sa peur, de son sacrifice, d’efforts sans nom pour gagner sa confiance, du moins le croyait-elle. Sotte qu’elle était, elle qui avait cru que ce rôle lui conférait une place à part, une place dans son cœur à lui, comme la sienne lui était acquise dans son cœur à elle, depuis tant d’années.

Elle avait mal, tellement mal de cette solitude alors qu’ils étaient deux, là, devant elle. Tellement mal de ce qu’elle avait pu imaginer de lui, d’elle, d’eux.

Avaient-ils échangé des paroles d’amour ? Des serments éternels ? Un baiser ? Avaient-ils partagé leurs rires, leurs rêves, leur couche ?

Et lui, tellement aveuglé par sa propre douleur, ne la voyait pas, elle, son ombre, sa fidèle alliée. Il courait maintenant à perdre haleine, éparpillant autour de lui les pétales d’or de ce champ de fleurs qui était devenu le tombeau de ses illusions, le tombeau de tout ce qui le raccrochait encore un tant soit peu à ce passé, refoulé puis à nouveau espéré avant d’être définitivement balayé par sa mort à Elle.

Elle.

Végalia.

Et la douleur s’insinuait au fond d’elle, émiettant les restes de ce pauvre cœur qu’elle lui avait donné, un soir, en  secret, alors qu’elle avait fait sa connaissance et qu’il avait bouleversé toutes ses certitudes. Éparpillant aux quatre points cardinaux cet amour pour lequel elle vivait depuis tant d’années, écartelant tout son être qui brûlait et se glaçait tout à la fois à ce feu inconnu.

Combien de fois avait-elle rêvé de ce moment où, peut-être, il se serait approché d’elle, timide malgré sa prestance princière, où il lui aurait murmuré à l’oreille les mots que toutes les jeunes filles attendent au fond de leur cœur, les mots d’éternité qui ouvrent grand les yeux sur le monde et les cieux vers le bonheur.

Combien de fois avait-elle espéré qu’elle serait pour lui un peu plus que la partenaire zélée et efficace de la Patrouille des Aigles, qu’elle pourrait, qui sait, trouver le chemin de son cœur, de ce cœur meurtri qu’elle se faisait fort de ramener à la vie, de ramener à l’espoir.

Combien de fois, dans le secret de sa chambre, dans la maison endormie, avait-elle rêvé de ces moments où n’existeraient plus le palefrenier et la fille du propriétaire de la ferme, ni le chef de Patrouille et son assistante, ni la fille de Rigel et le fils de Procyon, mais un homme et une femme, dans la vérité de leur amour et dans la sincérité de leur aveu.

Combien de nuits avait-elle prié pour que leurs lèvres, leurs corps, leurs destinées se rejoignent dans l’infini de l’amour et de cet émerveillement fiévreux auquel elle aspirait. Oh oui, comme elle en avait rêvé, de ses mains, de ses lèvres sur elle, de ce que son imagination devenue fertile lui suggérait, alors que la rougeur lui montait aux lèvres et que la chaleur s’emparait de son ventre !

Mais que croyait elle au juste, pauvre folle naïve qu’elle était ! Lui avait-il un jour promis quelque avenir ? Lui avait-il ne serait-ce qu’un instant fait entrevoir l’infime possibilité d’un futur qui se conjuguerait au pluriel, et qui rassemblerait leurs singulières solitudes dans l’unité d’un nous. Double Je.

Et elle s’en voulait. D’avoir pu croire à ce possible. D’avoir été assez inconséquente pour penser qu’il aurait pu la regarder, lui  dont les yeux ne voyaient que l’espace infini et la nostalgie d’une patrie perdue.

Lui qui ne voyait que son passé pouvait-il penser à l’avenir ?

Lui qui ne voyait que la bataille et la guerre, comment aurait-il pu se perdre dans les méandres de l’amour ?

Savait-elle que ses atermoiements au moment de l’engager dans la Patrouille ne traduisaient pas seulement la crainte de l’avoir à ses côtés mais bel et bien la crainte de se réveiller un jour sans elle pour le seconder ?

Aurait-elle pu se douter que ses refus n’étaient pas dictés par le mépris mais bien par la tendresse ?

Aurait-elle pu un instant concevoir que cet homme, qui ne voulait pas qu’une femme mène le combat, la voyait comme la femme qui pouvait l’accompagner, lui, sur les autres chemins de la vie ?

Aurait-elle pu imaginer tout cela, l’entendant hurler à la mort pour une autre femme qui n’était plus ?

Pouvait-elle ne serait-ce que soupçonner que cette mort qu’il pleurait, c’était la sienne, celle de son passé, de ses illusions, de sa vie d’avant, autant que celle de cette femme ?

Elle leur en voulait.

A eux pour ce passé dont elle était exclue.

A lui pour son aveuglement.

A elle d’être revenue.

De le lui avoir repris.

D’avoir de ses cheveux rouges ravivé le feu d’une passion qu’elle pensait éteinte.

Car elle ne doutait pas que cet amour issu du passé se soit réveillé au présent.

En cela elle se trompait.

Mais elle ne le savait pas.

Pas encore…

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La complainte recommandée sur…

Il y a quelques jours, j’ai reçu via le site FanFiction.net, une demande pour promouvoir « La complainte… » sur le blog http://ficisnottheenemy.wordpress.com.

C’est la première fic sur Goldorak à être mise là-bas, alors je suis toute contente et toute fière.

Merci Aerendir pour cette recommandation.

https://ficisnottheenemy.wordpress.com/2014/12/14/la-complainte-du-pays-lointain-goldorak-gen-fr/

La Complainte d’un pays lointain – Epilogue

Epilogue

Tous les habitants de la ville se sont rassemblés au bord de l’océan, sur les hautes falaises qui surplombent la plage au sable doré. Aujourd’hui est un grand jour : le couple souverain, élu malgré leur jeunesse et bien qu’étranger à cette terre ancestrale qui ne les avait pas vus naître, inaugure le nouveau mémorial en hommage à leurs ancêtres, Actarus et Phénicia et aux Dieux protecteurs, Fleed et la Déesse-mère.

Mais celui qui sera mis à l’honneur comme chaque année est installé à côté de la structure en verre recouverte pour l’heure d’un drap, les bras ouverts, les paumes tournées vers le ciel comme dans l’attente d’une offrande. Le grand robot, qui avait vaincu tant de ses congénères les siècles précédents et qui avait ramené Fleed auprès des siens, enveloppe, de son regard, la foule venue l’acclamer. Pouvons-nous voir une lueur de joie dans ses yeux jaunes alors que les enfants courent autour de lui, apprivoisés et rassurés par cette présence gigantesque ? Son nom résonne glorieux à travers la galaxie depuis son retour après un millénaire d’absence. Celui qui faisait fuir le peuple euphorien dans les dédales des falaises, loin de la destruction de leur Capitale, est maintenant vénéré comme Fleed qui lui a fait don d’un peu de son essence.

Un petit garçon aux cheveux châtains, âgé de cinq ans environ, habillé d’une tenue d’apparat noire et rouge, tente d’attraper Lixy, le petit félin, poursuivi par une petite fille, de deux ans sa cadette, à la chevelure couleur du sable qui vole à ses pieds. Une autre enfant, légèrement plus âgée que le garçon, les surveille, les bras croisés sur son torse. Elle porte une robe émeraude bordée de dentelles blanches qui tombe jusqu’à ses pieds. Des petits elfes piaillent autour d’elle.

– Actarus, ne salit pas ton costume. Maman en sera fâchée.

Son frère fait la sourde oreille en plongeant pour effleurer l’animal qui s’échappe rapidement.

– Zut, Phéni, j’allais l’attraper.

– Ne m’appelle pas Phéni.

Soudain, un grondement retentit dans le ciel. Tous se figent et lèvent les yeux. Un appareil entre dans l’atmosphère. Il est encore trop loin pour le distinguer. Qui est-il ? Tous les invités extra-planétaires sont arrivés depuis quelques jours. Ils n’attendent plus qu’un vaisseau, peut-être deux mais c’est moins sûr pour celui-là.

La silhouette longue et profilée d’un cuirassé à la tourelle ronde en son centre et aux ailes déployées apparaît.

– C’est La Négueïra Liliumaë ! Viens Clara, on va aller le rejoindre.

Phénicia attrape la petite fille qui entoure son cou de ses bras et la taille de ses petites jambes. Les enfants grimpent le chemin, le long de la falaise. Ils ont chaud, la montée les fatigue malgré tout, l’énergie de leur jeunesse les aide à atteindre la plaine où une navette les prend en charge. Leurs parents sont à bord. Eux aussi rejoignent cet invité pour l’accueillir avec tous les honneurs. Clara se love sur les genoux de sa mère, tout aussi blonde qu’elle. Le petit garçon s’assoie, le dos droit, près de sa mère. Il repousse la main qui lisse une mèche de cheveux derrière son oreille.  Il est prince, il ne sait pas encore bien ce que cela signifie mais dans les histoires de Plagrah, les princes ne doivent montrer aucune émotion. Il ne peut pas cependant s’empêcher de lui jeter un coup d’œil. Sous l’impulsion, il tourne la tête vers elle et l’embrasse brièvement sur la joue du bout de ses lèvres humides avant de porter son regard sur le tableau de bord, fasciné par les mains de son père qui dirige l’appareil. Sa mère lui sourit. Phénicia chiffonne sa robe et mâchouille sa lèvre inférieure. Elle a hâte de revoir son parrain.

Enfin, ils arrivent sur l’astroport nouvellement créé. Ils se dirigent vers l’espace réservé aux vaisseaux proches de la famille princière. Le garçon saute de la navette, aide le bébé à en faire autant et se précipite sous le ventre de l’appareil qui commence à s’ouvrir. Sa soeur accourt derrière lui.

– Papa ! Tonton !  Parrain ! crièrent les enfants en choeur.

Les enfants se jettent dans les bras du Capitaine du vaisseau qui descend sur le tapis roulant. Il récupère dans ses bras la petite fille, dépose une multitude de baisers sur ses joues et souffle dans son cou. Ce geste la fait rire. Elle adore ce jeu. Il se penche ensuite vers le prince.

– Actarus, tu as encore grandi, toi !

– Tonton ! Comment s’est passé ton voyage ? Tu l’as amené avec toi ? Tu l’as amené, dis ? répète le garçon, impatient de découvrir celui que son oncle lui décrivait dans ses histoires.

L’homme secoue la tête.

– Non, je n’ai trouvé aucune trace de lui. Peut-être que le vieux sorcier aura eu plus de succès que moi.

Il caresse la joue de Phénicia.

– Comment vas-tu, ma grande ? Tu es toute en beauté dans ta robe.

– J’aurais bien aimé porter un pantalon mais maman a exigé cette tenue, grimace-t-elle.

Il éclate de rire avant de reporter son regard sur les trois adultes qui attendent tranquillement derrière les enfants. Il s’approche de la femme blonde qu’il enlace et qu’il embrasse sur la bouche.

– Nayda, toujours aussi belle.

Elle lui sourit, discrète. La gardant près d’elle, un bras autour de sa taille, il se tourne vers le couple.

– Kôji, Hikaru. Je suis content d’être de retour. Ce voyage n’a pas été une partie de plaisir mais nous l’avons enfin acculé à la reddition, depuis le temps. Le Calypso l’emmène sur Concordia pour son procès.

– Tu n’as pas réussi à le joindre, non plus ? demanda Hikaru, un peu déçue.

– Non.

– Dommage, je n’ai pas eu l’occasion de le remercier pour l’aide qu’il a apportée et pour t’avoir ramené parmi nous. C’était l’occasion.

Takeushi, le visage marqué par la balafre qu’il avait reçue lors de sa capture par les Kaimoni, lui prend la main et la porte à ses lèvres.

– Il est homme à refuser les remerciements. Nous savoir tous sain et sauf a été suffisant pour repartir vers sa propre dimension, assure-t-il, avec néanmoins une lueur triste dans ses prunelles marron.

– Oui mais…

Il caresse sa joue de son pouce.

– Je sais. J’aurais aussi aimé continuer ma route avec lui…

– C’est un solitaire, comme toi.

Kôji tape amicalement dans le dos de son ami.

– Tes compagnons ne descendent pas ?

– Ils arrivent, répond Takeushi, un sourire aux lèvres, en chiffonnant les cheveux d’Actarus. J’étais pressé de voir ces petites têtes blondes.

Clara descend des bras de son père pour rejoindre Actarus qui s’approche du vaisseau.

– Je te le ferai visiter plus tard, lui promet son oncle. Viens maintenant, la fête va commencer et j’ai hâte de revoir Goldorak.

***

Hikaru, Phénicia et Actarus, assis sur la tribune réservée aux invités d’honneur, entourés de Vadim, Nayda, Takeushi, Clara sur ses genoux, Caspéric et d’autres représentants de la Confédération, assistent à la découverte du monument en mémoire des disparus des guerres galactiques. Kôji, aux commandes de Goldorak, dévoile au monde la sculpture restaurée qu’Actarus le Grand avait gravée, mille ans plus tôt, pour montrer aux futures générations les exactions de Vega. A ses côtés, une gravure en tryptique de trente mètres de haut décrit la dernière bataille. Sur le panneau de gauche, dans le bas-relief, la soucoupe de Goldorak quitte la Terre pour rejoindre Euphor ; au centre, le robot combat les deux golgoths tandis que le visage de Hikaru auréolé d’une lumière dorée tient devant elle en coupe, les deux médaillons. Sur le volet de droite, les deux vaisseaux, La Négueïra Liliumaë et l’Arcadia flottent au-dessus de la sphère dans laquelle l’essence de Kuroi Akuma ondule entouré d’un halo noir ; deux ombres dont le spectateur ne voit que le dos pointent leurs armes vers le milieu, l’une porte une cape noire bordée de rouge, l’autre, son uniforme déchiré sur l’épaule. Le montant central de la peinture met face à face Fleed et Kuroi Akuma, le ciel sombre représente les nuages orageux nimbés d’éclairs ; Goldorak, un genou au sol, protège de ses mains, Kôji et Hikaru, enlacés, les mains jointes, le visage tourné vers le duel.

Le public applaudit à la magnificence de l’œuvre. Actarus, le petit Prince, se lève et veut rejoindre son père dans le robot. Il adore quand Goldorak le porte sur son énorme main. Sa mère le retient un instant. Elle est inquiète. Il manque une personne importante pour Euphor. Il doit être là même s’il ne veut pas non plus recevoir les honneurs. L’homme de ses pensées, Plagrah, se matérialise à l’instant près d’elle. Il arbore sa mimique mystérieuse. Elle lève un sourcil interrogatif. Un éclair illumine un instant ses prunelles grises mais il ne dit rien. Il tourne son visage vers la cérémonie du baptême et applaudit lui aussi devant la beauté qui se présente à ses yeux. Hikaru laisse son fils partir en avant sous la surveillance de son ainée. Elle les suit plus lentement, arrêté par son peuple venu lui rendre hommage. Elle sourit en gardant un œil sur ses enfants même si elle sait qu’il ne leur arrivera rien. Elle approche de Goldorak quand soudain le silence l’entoure. Elle en cherche la raison jusqu’à ce qu’elle remarque les visages levés vers le ciel. Sa venue s’est faite discrète alors que tout le monde se réjouissait et se remémorait les événements qui avaient libéré Euphor de son aura de planète mystère. Un magnifique vaisseau vert, arborant une tête de mort qui fait frissonner la jeune femme, descend lentement vers le site, son drapeau noir flotte sur le pont arrière. Il stagne au-dessus de l’eau pendant que son Capitaine s’approche, debout sur un transporteur rétro-pulsé et rejoint le géant d’acier : un regard, un salut de son gravity saber avant de sauter sur le sol, sa cape volant derrière lui. En trois enjambées, il parcourt la distance qui le sépare de Takeushi qui l’étreint en le frappant dans le dos, incapable de retenir ses larmes. Il pivote ensuite vers le couple qui se tient la main et qui se penche vers lui en témoignage du respect qu’il ressent pour les avoir sauvés de l’anéantissement, lui, l’étranger à cette dimension.

L’apothéose de la journée restera marquer dans les souvenirs de toutes les personnes présentes. Goldorak, mû par une pulsion soudaine, s’incline et ramasse de sa main d’acier, les quatre protagonistes, héros bien malgré eux de la galaxie. Il fait face à l’océan où tous peuvent admirer le cercle orangé de la Croix du Sud entourer de ses rayons L’Arcadia, La Negueïra Liliumaë et la soucoupe du robot venue s’intercaler entre les deux vaisseaux.

FIN

Sommaire

La complainte d’un pays lointain – 28

Chapitre 28

L’Enfer ! Oui, c’était bien le nom que l’on pouvait donner à cet endroit dont la fournaise rendait l’atmosphère irrespirable. Un pont en pierre, à demi effrité, traversait le lieu et séparait une rivière de lave où les geysers de feu sautaient jusqu’à eux formant des silhouettes éthérées aux visages grotesques, la bouche ouverte, les orifices des yeux vides et larmoyants, aux cris insoutenables.

– Ne regarde pas ! Avance ! furent les seules paroles d’Harlock depuis leur entrée dans la montagne. Il posa un pied sur le pont, les mains prêtes à attraper une de ses armes.

Takeushi ne put s’empêcher malgré l’injonction de tourner son visage vers une ombre suffisamment proche pour attirer son attention. Ses oreilles se remplissaient de gémissements lancinants : « Pourquoi ? Pourquoi, tu nous as détruits ? Que t’avons-nous fait ? Pourquoi ? Pourquoi ? ». Le visage des anonymes des planètes conquises par son entremise se dessina déformé par la souffrance et l’horreur. D’autres fantômes les rejoignirent et la ritournelle s’amplifia, obligeant le jeune homme à s’accroupir, les mains sur les oreilles, le renvoyant aux heures de combat de la dernière planète anéantie sous le joug de Kortchak. Il était responsable de ces disparitions, des vies humaines innocentes, des femmes et des enfants qui s’agglutinaient autour de lui, le faisant reculer vers le bord de la crevasse, inconscient du danger dans lequel il était, tout à sa culpabilité.

– Le passé est le passé. De tes erreurs, tu as appris à devenir homme et à te battre maintenant pour la liberté. Surmonte ta peur. Ne les laisse pas gagner !

La cruauté froide de ces paroles sans émotion atteignit son cerveau. Il revit Hikaru, son visage exsangue d’épuisement. Non, elle ne l’avait pas sorti de la torture des Kaimoni pour plonger dans l’enfer de son âme. Il enleva les mains de ses oreilles et ouvrit les yeux. Devant lui, ne s’étendaient plus que le pont et les geysers.  Harlock s’éloignait, sa cape flottant autour de lui sans qu’une seule étincelle de feu ne vienne la lécher. Il le suivit, gardant un œil attentif sur le pont mais l’esprit tourné vers son amie comme un fil conducteur. La chaleur intenable le ralentissait : sa respiration saccadée le gênait dans sa marche, la transpiration coulait le long de ses tempes, trempait ses vêtements déchirés, la douleur de sa blessure s’accentuait le faisant grimacer. Il soutenait son épaule de sa main valide quand il perdit l’équilibre. Son pied vint frôler le bord du pont, détachant quelques pierres qui tombèrent dans la lave. Il se redressa et reprit sa marche d’un pas chancelant. Harlock l’attendait impassible à deux mètres sur une surface redevenue plane et à peu près sûre. Avait-il lui aussi été sujet aux hallucinations ? Takeushi admirait sa force tranquille apparente. Un homme qui malgré les tortures subies gardait la tête haute et ne laissait rien ni personne l’entraver. Lorsqu’il arriva, il s’écroula à ses pieds, les mains posées au sol.

– Debout, Take. Notre périple n’est pas terminé. J’aimerais sortir d’ici au plus vite.

Le pirate lui tendit sa gourde.

– Bois. C’est chaud mais cela aidera ta gorge asséchée.

Ils suivirent un chemin dont la fraîcheur contrastait avec le lieu précédent. Une lueur bleue les guidait de loin, de même un battement assourdi pulsait régulièrement. Arrivés près de l’ouverture, ils s’accroupirent derrière un rocher suffisamment grand pour les cacher. La caverne était ronde d’une superficie de dix mètres de diamètres, les parois lisses reflétaient la lumière qui pulsait au centre. Une étrange sphère tournait lentement sur elle-même et flottait à quelques centimètres au-dessus d’un autel. Elle était entourée de deux anneaux qui émettaient un sifflement en se croisant. La pulsation venait d’un étrange amas de chair gluante dont la forme semblait représenter un cerveau avec des artères rougeoyants qui se bougeaient dans un mouvement ondoyant. Rien indiquait que la pièce était gardée, cependant, méfiants, les deux hommes longèrent chacun un côté, examinant attentivement chaque recoin. Ils pointèrent leurs armes en vis-à-vis sur la sphère et tirèrent.

***

Kôji caressait les cheveux de sa femme et l’embrassait éperdument lorsqu’une secousse les bouscula au sol. En se redressant, il découvrit à travers la paroi en verre un monstre métallique jeter des rayons rouges sur la soucoupe de Goldorak.

– Bon sang… Hikaru, je te confie mon médaillon, lui dit-il en déposant dans ses mains le pendentif étoilé. Tu dois l’insérer sur la tablette dans la colonne du milieu quand je te le dirai. Et surtout, reste là. Plagrah, je vous la confie.

– Ne t’inquiète pas mon garçon. Vas vite.

Il courut à l’extérieur, rejoignit, d’un bond, le cockpit sous le feu croulant des tirs ennemis, ralluma les réacteurs et décolla pour faire face au golgoth. Ce dernier se déploya en un animal que ne renieraient pas les paléontologues des planètes nouvelles : la tête avait la puissance d’un tyrannosaure, les pattes antérieures d’un kangourou, les cercles qui servaient de soucoupe prolongeaient des bras aux poings puissants. Kôji jeta le pulvonium sur la tête et lança aussitôt les fulguropoings pour le repousser cependant le robot ennemi évitait chaque arme avec agilité et rapidité. Il décida de larguer Goldorak pour avoir plus d’espace et de mouvement mais lors de sa manœuvre, le golgoth profita pour l’attaquer et l’assommer derrière la nuque. Goldorak roula sur lui-même, se mit sur le dos ce qui permit au jeune homme d’actionner le rétrolaser de sa jambe handicapée. Il grimaça en ressentant un léger pincement aux jointures de sa prothèse. Une fois l’adversaire repoussé à 50 mètres du sol, il se releva et s’apprêta à lancer une violente décharge électrique de ses cornes quand il fut interrompu par un choc dans son dos. Un deuxième robot, un mélange entre un aigle et un dragon, venait de faire son apparition en balançant de sa main en forme de serre une longue queue, terminée par un boulet en pointes d’acier. Goldorak se jeta à nouveau au sol pour éviter le jet. Pris en tenaille entre les deux monstres, Kôji réfléchissait rapidement à une stratégie pour s’en défaire. Un missile attira l’attention d’un des deux et il en profita pour sortir une hallebarde qu’il projeta sur le volatile de métal. Le coup arracha un bras ce qui le déséquilibra.

Les escadrilles du Calypso, venues en renfort, combattaient les mini-navettes rondes qui accompagnaient les monstrogoths. Se rendant compte que certains éclairs se répercutaient contre la façade en verre du mausolée, Kôji appela Yori qui le protégeait au-dessus de lui.

– Yori ! Yori ! Tu m’entends ? Il faut préserver intact la construction en verre. Tu peux diriger la bataille vers un lieu plus éloigné ?

– D’accord. Attention ! L’oiseau derrière toi…

– C’est pas vrai ! Allez, Goldorak, montre-leur ce que tu sais faire. Mon vieux, on n’est pas sorti de l’auberge avec ces deux-là. Fulguropoing ! Cornofulgure ! cria-t-il.

Chaque coup détruisait la carapace de l’adversaire mais pas suffisamment pour le détruire. Dans le même temps, il utilisa sa soucoupe pour combattre le Tyrannosaure qui revenait à la charge.

– Récupération ! Planitrons !

Les cercles pointus de la soucoupe arrachèrent les bras. Il continua sur sa lancée en sortant les astérohaches des épaules de Goldorak. Il leva bien haut son bâton aux lames aiguisées, le fit tournoyer avant de l’envoyer fendre en deux le corps d’acier.

S’il survivait à ce double assaut pour son deuxième combat, il mériterait amplement une médaille. Quoiqu’à la réflexion, il préférerait plutôt partir se cacher avec Hikaru et profiter de leur lune de miel.

– Un de moins, se félicita-t-il en le voyant exploser. Où est l’autre ? Cela fait longtemps qu’il ne m’attaque plus !

En tournant la tête de Goldorak vers la coupole, il se figea, paralysé. La queue de l’oiseau donnait des coups de massue sur la toiture, la fendillant à chaque fois. Il courut pour le déloger.

– Cabré ! Akiléochoc !

Il déstabilisa le golgoth qui retourna son attention vers lui. Un éclair jaillit de ses yeux vers ceux de Goldorak ce qui l’éblouit. Kôji porta son bras à son visage pour s’abriter de la lumière aveuglante. Il ne pouvait pas utiliser le rétrolaser, la position trop proche pouvait faire retomber le monstre sur le mausolée au risque de faire écrouler la structure déjà bien fragile.

– Attends, Kôji, je vais lui lancer quelques missiles sur sa tête, l’informa Yori via la radio.

– Tire vers le bec et la corne entre ses deux yeux.

– Je vais essayer.

Soudain, Goldorak fut libéré. Son pilote souleva son casque pour essuyer la sueur qui coulait sur son front.

– Oh non ! Pas ça ! s’exclama-t-il en voyant le nuage noir qui se précipitait sur eux, bien trop rapidement. Fleed, ton propre adversaire arrive. J’espère que tu sais ce qu’il faut faire, car là, je n’en ai aucune idée.

Un léger tremblement le secoua et l’empreinte du pendentif s’éclaira sur le tableau de bord.

– Oui, bien sûr !

Il contacta Hikaru par télépathie.

– Ma puce, tu dois maintenant associer les médaillons. Vite !

– D’accord. Comment vas-tu ?

– Ne t’inquiète pas pour moi. Fais ce que je te dis et mets-toi en sécurité si tu le peux. Ça risque d’être encore plus violent.

***

Hikaru tenait ses deux mains jointes sur sa poitrine en regardant Goldorak virevolter entre les deux golgoths. Elle ne pouvait pas détacher son regard, émerveillée par la majesté de l’Invincible tout en étant effrayée pour son mari. Sous les coups furieux d’un des monstres, la structure se mit à trembler et des paillettes de verre tombaient du plafond. Dérangée dans sa contemplation, elle se réfugia à genoux derrière la colonne centrale, les bras autour de son ventre et pria de toutes ses forces, les yeux fermés. Plagrah, lui aussi, s’était positionné en lotus et méditait, propulsant par sa pensée sa force vers les combattants. Lorsque l’appel de Kôji la sortit de son recueillement, elle décrocha le médaillon de son cou et le déposa sur l’empreinte de la tablette à côté de celui de son époux. Aussitôt, les deux bijoux s’illuminèrent et une volute de fumée blanche jaillit. De l’autre côté, Goldorak, en mouvement d’attaque de son cornofulgure, s’abattit la face contre le sol. Un rugissement retentit de sa bouche faisant frémir l’air ambiant. Il se répercuta sur les montagnes desquelles se détachèrent des rochers, sur le fond de l’océan qui s’agita en tsunami, sur le vent qui se leva en tornade. Le nuage noir freina et se métamorphosa en un géant de brouillard de ténèbres. Des éclairs fusèrent de toute part vers la silhouette blanche et étincelante qui se profila à côté du robot qui l’avait hébergée pendant un millénaire.

Kôji, assommé par la chute, se réveilla pour assister au début du combat entre ces deux entités divines. Puissance et force se faisaient face. C’était à celui qui gagnerait du terrain. La vengeance et la haine étaient le moteur de cette bataille.

Le dernier golgoth profita de l’incapacité de Goldorak pour lui envoyer à nouveau un rayon laser qui paralysa tous ses circuits. Kôji se raidit sur son siège, supportant la douleur avec difficulté. Fleed, par sa présence, assimilait un maximum de choc. Le jeune homme ressentait maintenant son absence dans les tréfonds de son âme qui ne faisait plus qu’un avec le robot. Il jura.

Kôji, que puis-je faire pour toi ? demanda anxieuse Hikaru qui le voyait se débattre par l’intermédiaire de Goldorak pour reprendre les commandes.

– Reste en dehors de cela, râla-t-il. C’est trop dangereux pour toi. Je ne veux plus que tu te fatigues.

Ça va. Plagrah et la Déesse m’ont permis de me régénérer et le bébé est protégé dans une bulle.

– Vois-tu où est Yori et l’escadrille ?

– Avec la tempête, non. Tout est gris et nuageux.

Elle s’exclama soudain et porta la main à sa bouche.

– Le monstre a sorti un genre de dard de son ventre. Il s’apprête à te perforer le dos.

– C’est ce qu’on verra… Récupération !

Avec un ultime effort, il réussit à se retourner et à appuyer sur le rétrolaser. La soucoupe tardait à venir. S’était-elle écrasée sur les flancs des montagnes environnantes ? Inquiet, il mit cependant cette interrogation en arrière-pensée. Le golgoth revenait à la charge et il ne pouvait toujours pas se lever. Il sortit une seule astérohache de son épaule et le tint à deux mains face à lui juste à temps pour que son adversaire, surpris par cette défense inattendue, soit découpé en deux. Des jambes, Kôji le repoussa, le faisant passer au-dessus de lui. Le robot volatile explosa en l’air, les morceaux d’acier s’éparpillèrent sur le sol environnant.

Le duel entre Kuroi Akuma et Fleed continuait à faire rage. Aucun ne laissait le terrain à l’autre.

Il nous faudrait un miracle pour décider de la victoire, murmura Hikaru, partageant sa pensée avec son mari.

– Oui. Je ne peux rien faire. Goldorak n’est pas suffisamment puissant pour s’interposer sans présence divine dans ses circuits.

J’espère que Take et Harlock réussiront bientôt à atteindre le cœur de Kuroi Akuma. Il n’y a plus qu’eux comme espoir.

La prière dut passer à travers les dimensions. Au moment où un éclair blanc jaillissait de Fleed, Kuroi Akuma poussa un rugissement atroce. Des filaments orangés parcoururent le nuage et absorbèrent la matière qui s’amenuisa au fur et à mesure jusqu’à une totale disparition.

***

Un simple regard entre eux, un signe de tête et, d’un mouvement simultané, comme un pas de danse, ils pointèrent leurs armes, l’un son simple pistolet, l’autre son gravity saber, et tirèrent sur la sphère bleutée qui gardait jalousement le cœur du Dieu démon.

Une explosion les éclaboussa de chair gluante et les rejeta contre les parois de la caverne. Le sol se mit à trembler, des fissures apparurent sur le plafond, détachant les roches qui tombèrent en pluie torrentielle.

– Tout va s’écrouler. Il faut partir d’ici. Cours ! ordonna Harlock.

Il contourna les débris et attrapa le bras de Takeushi pour le tirer vers la sortie. Ce fut une course poursuite pour sauver leur vie. Ils franchirent en un instant le premier couloir sombre pour arriver à la rivière de lave dont le pont s’effilochait sous les secousses. Takeushi trébucha sur la caillasse qui parsemait le sol, perdit l’équilibre et roula sur le bord. Son corps plongea au-dessus de la lave en fusion qui se déchainait. Il ne se maintenait qu’à la force des doigts de son bras valide qui serraient la pierre brulante. Il agita les jambes pour prendre de l’élan mais, sans son deuxième bras, il glissait de plus en plus. Une poigne ferme le souleva et le remit sur le pont. La course se poursuivit ainsi jusqu’à l’entrée du tunnel, bouché par l’effondrement de la grotte. Ils tentèrent de déplacer les pierres, morceaux par morceaux, sans succès. Elles étaient trop lourdes et eux, trop exténués par les privations des derniers jours. Ils s’affalèrent assis, les jambes allongées, la tête en arrière, dans une posture jumelle.

– Que pouvons-nous faire ? Je ne pensais pas mourir ici, chuchota Takeushi. J’espère qu’au moins notre sacrifice a abouti à la destruction de Kuroi Akuma et de sa clique.

– Ne perds jamais espoir, lui dit alors Harlock, d’une voix à peine audible. Tant que tu as un souffle de vie.

Il porta son regard sur la terrasse qui se divisait sous la pression de la lave et des tremblements souterrains. Soudain, un sourire se dessina sur ses lèvres. Il leva son œil marron sur le plafond.

– Debout ! Allez, bouge-toi !

Il aida son compagnon à se remettre sur ses jambes, le maintint par le poignet pour éviter la perte d’équilibre et le surveilla du coin de l’œil afin de pouvoir le retenir s’il avait le malheur de s’évanouir. Le jeune homme luttait contre la souffrance de son épaule lacérée.

Un grondement retentit dans la caverne se mélangeant au bruit de succion de la lave contre les rochers. Une grande lame d’acier trancha la montagne, augmentant les chutes de pierres autour d’eux. Ils s’abritèrent derrière de gros blocs. Lorsque la poussière noire qui les enveloppait s’évapora grâce à la forte température du lieu, ils découvrirent l’Arcadia, majestueux avec sa tête de mort surmontant son tranchoir de proue. Seul l’avant avait pénétré dans la grotte. Un filin sortit de sous son ventre qu’Harlock attrapa. Puis, il entoura Takeushi par la taille et dès qu’il donna un léger coup, la corde en métal remonta.

– Bienvenue à bord, Capitaine, lui annonça Tôchiro de sa voix identique à celle de son vivant bien qu’il parlât maintenant par l’intermédiaire de l’ordinateur.

– Merci de nous avoir localisés et sortis de ce merdier. Direction Mimey.

– C’est parti.

***

Hikaru se précipita dehors et courut rejoindre Kôji qui s’était extirpé de Goldorak. Le géant était debout face à la mer, les bras le long du corps. Les éléments s’étaient calmés à la fin du duel, dégageant à nouveau un ciel bleu, sans un nuage blanc, ni noir. Les deux petits elfes voletèrent autour du jeune couple enlacé qui se blottissait l’un contre l’autre, savourant leur retrouvaille et leur soulagement, inconscient des personnes qui les entouraient.

Plagrah et Yori les regardaient, un sourire au coin des lèvres. Derrière eux, deux silhouettes, auréolées d’une lumière dorée, se formèrent, l’une étreignait la taille de l’autre tandis que celle-là entourait les épaules. Elles couvaient d’un regard bienveillant les héritiers d’Euphor, heureux de se retrouver après un millénaire de séparation.

La Croix du Sud descendait doucement sur l’eau calme de l’océan, étendant ses rayons couchants sur ces êtres et sur le robot, toujours Invincible et vaillant, protecteur des peuples et de la paix.

(à suivre)

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