Trahison (one-shot) de Vénusia45

C’est avec un grand plaisir que j’ai l’honneur de vous faire découvrir une auteure de fiction sur Goldorak. Depuis l’année dernière, Vénusia45 nous offre un mélange de rêve, de plaisir, de tristesse mais aussi de souffrance avec ses textes sensibles au possible, d’une belle écriture aérée et poétique.

Vous trouverez ses écrits sur le forum de L’Invincible.

Voici son dernier texte que je place dans mon top 5 des one-shot.

Avez-vous devinez qui est le narrateur ?

Bonne lecture. N’hésitez pas à mettre des commentaires sur l’article pour l’encourager (même si elle n’en a pas besoin, l’écriture chez elle est un don 😉 )

***

Elle le regardait, là devant elle. Pleurant dans les bras d’une autre qu’elle. Versant des larmes pour une autre qu’elle. Elle, qui aurait pu être sa femme. Elle, vestige de son passé ; elle, qu’il aurait peut-être pu aimer. Qu’il avait peut-être aimée, qu’il aimait encore, qui sait…Cela, elle ne le savait pas. La seule chose qu’elle savait c’était que ce serpent lui rongeait le cœur, s’insinuait dans ses entrailles, lui dévorait l’âme. Le serpent de la douleur, le poison de la jalousie. De la trahison. Trahison de sa fidélité. Trahison de tous les possibles. De tout ce qu’elle aurait pu lui donner. De tout ce qu’ils auraient pu se donner…

Elle restait là, cramponnée plus qu’adossée à son appareil, comme s’il avait pu, amphibie, la tirer de cette rivière de pleurs dans laquelle elle s’abîmait. Vénusiak. Ce symbole d’une place chèrement acquise, gagnée au prix de sa peur, de son sacrifice, d’efforts sans nom pour gagner sa confiance, du moins le croyait-elle. Sotte qu’elle était, elle qui avait cru que ce rôle lui conférait une place à part, une place dans son cœur à lui, comme la sienne lui était acquise dans son cœur à elle, depuis tant d’années.

Elle avait mal, tellement mal de cette solitude alors qu’ils étaient deux, là, devant elle. Tellement mal de ce qu’elle avait pu imaginer de lui, d’elle, d’eux.

Avaient-ils échangé des paroles d’amour ? Des serments éternels ? Un baiser ? Avaient-ils partagé leurs rires, leurs rêves, leur couche ?

Et lui, tellement aveuglé par sa propre douleur, ne la voyait pas, elle, son ombre, sa fidèle alliée. Il courait maintenant à perdre haleine, éparpillant autour de lui les pétales d’or de ce champ de fleurs qui était devenu le tombeau de ses illusions, le tombeau de tout ce qui le raccrochait encore un tant soit peu à ce passé, refoulé puis à nouveau espéré avant d’être définitivement balayé par sa mort à Elle.

Elle.

Végalia.

Et la douleur s’insinuait au fond d’elle, émiettant les restes de ce pauvre cœur qu’elle lui avait donné, un soir, en  secret, alors qu’elle avait fait sa connaissance et qu’il avait bouleversé toutes ses certitudes. Éparpillant aux quatre points cardinaux cet amour pour lequel elle vivait depuis tant d’années, écartelant tout son être qui brûlait et se glaçait tout à la fois à ce feu inconnu.

Combien de fois avait-elle rêvé de ce moment où, peut-être, il se serait approché d’elle, timide malgré sa prestance princière, où il lui aurait murmuré à l’oreille les mots que toutes les jeunes filles attendent au fond de leur cœur, les mots d’éternité qui ouvrent grand les yeux sur le monde et les cieux vers le bonheur.

Combien de fois avait-elle espéré qu’elle serait pour lui un peu plus que la partenaire zélée et efficace de la Patrouille des Aigles, qu’elle pourrait, qui sait, trouver le chemin de son cœur, de ce cœur meurtri qu’elle se faisait fort de ramener à la vie, de ramener à l’espoir.

Combien de fois, dans le secret de sa chambre, dans la maison endormie, avait-elle rêvé de ces moments où n’existeraient plus le palefrenier et la fille du propriétaire de la ferme, ni le chef de Patrouille et son assistante, ni la fille de Rigel et le fils de Procyon, mais un homme et une femme, dans la vérité de leur amour et dans la sincérité de leur aveu.

Combien de nuits avait-elle prié pour que leurs lèvres, leurs corps, leurs destinées se rejoignent dans l’infini de l’amour et de cet émerveillement fiévreux auquel elle aspirait. Oh oui, comme elle en avait rêvé, de ses mains, de ses lèvres sur elle, de ce que son imagination devenue fertile lui suggérait, alors que la rougeur lui montait aux lèvres et que la chaleur s’emparait de son ventre !

Mais que croyait elle au juste, pauvre folle naïve qu’elle était ! Lui avait-il un jour promis quelque avenir ? Lui avait-il ne serait-ce qu’un instant fait entrevoir l’infime possibilité d’un futur qui se conjuguerait au pluriel, et qui rassemblerait leurs singulières solitudes dans l’unité d’un nous. Double Je.

Et elle s’en voulait. D’avoir pu croire à ce possible. D’avoir été assez inconséquente pour penser qu’il aurait pu la regarder, lui  dont les yeux ne voyaient que l’espace infini et la nostalgie d’une patrie perdue.

Lui qui ne voyait que son passé pouvait-il penser à l’avenir ?

Lui qui ne voyait que la bataille et la guerre, comment aurait-il pu se perdre dans les méandres de l’amour ?

Savait-elle que ses atermoiements au moment de l’engager dans la Patrouille ne traduisaient pas seulement la crainte de l’avoir à ses côtés mais bel et bien la crainte de se réveiller un jour sans elle pour le seconder ?

Aurait-elle pu se douter que ses refus n’étaient pas dictés par le mépris mais bien par la tendresse ?

Aurait-elle pu un instant concevoir que cet homme, qui ne voulait pas qu’une femme mène le combat, la voyait comme la femme qui pouvait l’accompagner, lui, sur les autres chemins de la vie ?

Aurait-elle pu imaginer tout cela, l’entendant hurler à la mort pour une autre femme qui n’était plus ?

Pouvait-elle ne serait-ce que soupçonner que cette mort qu’il pleurait, c’était la sienne, celle de son passé, de ses illusions, de sa vie d’avant, autant que celle de cette femme ?

Elle leur en voulait.

A eux pour ce passé dont elle était exclue.

A lui pour son aveuglement.

A elle d’être revenue.

De le lui avoir repris.

D’avoir de ses cheveux rouges ravivé le feu d’une passion qu’elle pensait éteinte.

Car elle ne doutait pas que cet amour issu du passé se soit réveillé au présent.

En cela elle se trompait.

Mais elle ne le savait pas.

Pas encore…

captur10

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Parce que c’est elle

En attendant la suite de La Complainte, voici un petit one-shot écrit en une journée sur une idée qui m’est apparue dans un ascenseur. Aucun rapport entre le lieu et l’histoire.

Vous la trouverez sur le site de fanfiction.net, ici.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire un petit commentaire, là-bas ou ici.

T-Shirt – Actarus et Vénusia

Et voilà, mon 4e t-shirt brodé est fini. Piou-Piou 2 n’a pas hésité à se changer pour l’essayer.

La soucoupe

Et voici le dernier t-shirt brodé pour mon petit garçon. Je le lui avais promis pour la rentrée en janvier. J’ai dû me dépêcher entre deux coups de pinceaux.

Le voici fini avec sa trame

Et tout à fait fini

 

Bon pas très droit le cadre mais j’ai dû en faire un car mon modèle n’avais pas les planitrons et c’est vrai que Goldorak sans ses planitrons, c’est pas ça.

Voici la photo originale tirée du générique du début.

Si c’est à refaire, j’allongerais un peu plus sa tête car là, il fait un peu tassé avec son cou.

Qu’en pensez-vous ?

Mon prochain projet est Vénusia pour ma 2e fille

La grille est presque faite

et ensuite Actarus et Vénusia pour ma plus grande.

Hum, je ne suis pas sûre que j’arriverais à quelque chose. Il faudrait que je regarde les épisodes (chouette une nouvelle raison de regarder 🙂 ) de la 2e saison pour une autre capture où le design de Vénusia est plus joli.

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